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  1. #1

    textes sur le Bouddhisme

    L'unité du bouddhisme. Par Dharmachari Subhuti.

    L'Ordre et la Communauté Triratna, créés par Sangharakshita, sont issus de sa compréhension
    des principes essentiels du Dhamma. Un des plus importants de ces principes est l'unité du bouddhisme. C'est une notion complexe qui peut être vue sous des angles différents : historique, méthodologique, doctrinal, métaphysique, éthique, social et, le plus significativement, en tant qu'acte spirituel personnel. S'appuyant sur des écrits de Sangharakshita, un de ses plus anciens disciples, Dharmachari Subhuti, analyse ici cette vision de l'unité du bouddhisme.

    L'unité transcendantale du bouddhisme.


    Le bouddhisme est basé sur l'expérience de l'Éveil (bodhi) du Bouddha, sur sa compréhension directe de la vraie nature des choses. Tous les bouddhistes acceptent que le Bouddha a atteint l'Éveil. Tous acceptent qu'il a enseigné la voie vers l'Éveil.

    Tous les bouddhistes de toutes les
    écoles dérivent de façon ultime leurs doctrines et méthodes spécifiques de la vision Éveillée qu'a le Bouddha de la réalité : toutes ces doctrines et toutes ces méthodes sont de façon ultime dirigées vers l'atteinte de l'Éveil. L'unité transcendantale du bouddhisme repose sur cette reconnaissance commune de l'expérience de l'Éveil du Bouddha en tant que source et en tant que but.

    Les différences doctrinales ou autres entre les écoles ne sont pas résolues en étant réduites à leur propre niveau l'une par rapport à l'autre ou entre toutes à un commun dénominateur conceptuel, mais sont transcendées par référence à un facteur qui, étant supra-logique, peut être le dénominateur commun d'assertions contradictoires. Et ce dénominateur commun est bien sûr l'Éveil du Bouddha.

    Aussi unies soient toutes les écoles dans leur source et dans leur but ultimes, leurs doctrines et leurs méthodes, voire leur conception de ce qu'est l'Éveil, varient considérablement . Ceci pose immédiatement un énorme problème. Comment pouvons -nous décider lesquelles sont véritablement bouddhistes et lesquelles ne le sont pas ? Quels sont les critères pour déterminer ce qui est le Dhamma ?

    Pour une résolution de ce problème, Sangharakshita se tourne vers les
    propres paroles du Bouddha. Le Dhamma, ainsi que nous devons plus proprement appeler le bouddhisme en tant que voie vers le but de l'Éveil, est défini par le Bouddha dans les écritures les plus anciennes en termes purement pragmatiques.

    Sangharakshita cite deux passages
    importants du canon pâli:


    Dans le premier passage, le Bouddha compare le Dhamma à un radeau utilisé par un homme pour traverser
    d'une rive, « plein de doutes et de peurs » vers la rive éloignée « en sécurité et dépourvu de peur ». Une fois arrivé sur la rive éloignée, le radeau ne lui est plus utile.
    Ainsi, frères, en utilisant l'image d'un radeau, je vous ai montré le Dhamma comme quelque chose à laisser derrière, à ne pas prendre avec vous. Ainsi, frères, comprenant l'image du radeau, vous devez [finalement] lâcher les enseignements justes, et plus encore ceux qui sont erronés.
    En d'autres termes, le Dhamma est un moyen pour atteindre un but, et non un but en soi. Sangharakshita montre de plus que comme le Dhamma, ainsi que le Bouddha le déclare explicitement [dans la parabole du radeau], est essentiellement ce qui conduit à l'atteinte de l'Éveil, il s'ensuit nécessairement que tout ce qui conduit à l'atteinte de l'Éveil est le Dhamma.

    Dans le second passage, le Bouddha confirme cela quand on lui demande comment ses
    enseignements peuvent être reconnus. Il affirme que ce sont :
    Tous les enseignements qui conduisent à la dépassion et non à la passion, au détachement et non à l'attachement, à la diminution des gains mondains et non à leur augmentation, à la frugalité et non à la convoitise, au contentement et non au mécontentement, à la solitude et non à la compagnie, à l'énergie et non à l'apathie, à la délectation envers ce qui est bon et non envers ce qui est mal. Cela est le Dhamma. Cela est le Vinaya. Cela est le message du Maître.

    Ce qui détermine si une école ou un enseignement est réellement bouddhiste n'est pas le fait
    qu'il contienne un ensemble particulier de mots, de pratiques, d'habitudes, ou d'institutions, mais qu'il aide les individus à aller vers l'Éveil.

    Pour résumer, l'unité transcendantale du bouddhisme réside dans le fait que toutes les écoles et
    toutes les traditions reconnaissent le même but transcendantal atteint par le Bouddha historique. Chaque école ou tradition a cependant différents moyens d'approcher l'Éveil. Dans la mesure où ils mènent en fait à la réalisation de ce but, ces moyens représentent tous « le Dhamma, le Vinaya et le message du Maître », malgré les apparentes contradictions entre eux. En cela réside donc l'unité méthodologique du bouddhisme.
    L'unité, dans ce sens, consiste dans le fait qu'au travers d'innombrables différences et divergences de doctrine. Toutes les écoles du bouddhisme ont pour but l'Éveil, la reproduction de l'expérience spirituelle
    du Bouddha. Le Dhamma doit donc être défini non pas tant dans les termes de tel ou tel enseignement spécifique, mais plutôt dans la somme totale des moyens par lesquels cette expérience peut être atteinte.

    source:‘Sangharakshita, A New Voice in the Buddhist Tradition’ © Subhuti, 1994, traduction ©
    Christian Richard, 2010.

  2. #2
    Salut,
    ca me rappel un livre (je sais plus si c'est henepola ou mathieu ricard) qui disait qu'il n'y a pas de meilleur méthode de méditation et de meilleur école, la meilleur c'est celle qui vous correspond le mieux. Une approche différente mais un même but.

    Si tu veux faire tenir ton tableau sur le mur, en fonction que t'ai à disposition un clou ou une visse, l'outil le mieux adapté sera le marteau ou le tournevis mais on ne peut pas dire que le marteau est un meilleur outil que le tournevis ou inversement.
    Cela dépend de tes bases, à savoir que seul faire tenir le tableau compte vraiment.

  3. #3

    La parole du Bouddha

    La parole du Bouddha
    La parole du Bouddha est une source d'inspiration sans égal. Elle est simple, claire, profonde, non dogmatique, toujours ouverte au juste questionnement, et scientifique dans le sens où elle n’a pas être acceptée sans preuve, puisqu'elle appelle à être expérimentée et confirmée par ceux qui ont du discernement, dans leur propre expérience, par la pratique. Elle nous est parvenue de la manière la plus directe et la plus véridique dans la langue Pali, qui est un idiome très proche de celui que le Bouddha utilisait lui-même.

    L'enseignement authentique du Bouddha, qui est à distinguer des divers bouddhismes, n'est pas une religion ni une philosophie, mais une méthode pragmatique prenant la forme d'un art de vivre qui se pratique à chaque instant, celui de vivre en harmonie avec le Dhamma, la loi universelle de la nature s'appliquant à tous en toutes circonstances. Cette méthode consiste à pratiquer l'éthique de vie naturelle ainsi que des techniques naturelles d'assainissement mental, et vise à mettre un terme à toutes les souffrances de l'existence afin de parvenir à un bonheur que rien ne peut ternir.

    Mahaparinibbana Sutta : ( les derniers jours du Bouddha)
    Il se peut, Ananda, que la pensée suivante vienne à certains d'entre vous: 'C'en est fini de la parole de l'Enseignant. Nous n'avons plus d'Enseignant.' Mais ils ne devraient pas penser ainsi, Ananda, car ce que j'ai déclaré et fait connaître comme le Dhamma sera votre maître une fois que je serai parti.

    Source : La parole du Bouddha
    Des choses qui découlent d’une cause,
    le Bouddha en a expliqué la cause,
    Et aussi quelle est leur cessation.
    Tout ce qui a la nature d’apparaître a la nature de disparaître.

  4. #4
    c'est joliment résumé

  5. #5

    le BUDDHANUSSATI - hommage au Bouddha


    le Bouddhanussati est un hommage au Bouddha,
    il est en général bon de le réciter quand on commence une méditation,
    la méditation sera alors complètement inspirée par le Bouddha,
    cela sera d'une grande aide et protection.

    BUDDHANUSSATI

    Recollection Of The Buddha
    Hommage au Bouddha


    Iti Pi So Bhagava Araham
    Such indeed is He the Exalted One: the Worthy One
    Il est le Saint, le parfaitement pur,

    Sammasambuddho
    the Supremely Enlightened One
    le pleinement éveillé,

    Vijjacarana Sampanno Sugato
    endowed with Knowledge and Conduct the Well-gone
    parfait en sagesse et en conduite, bienvenu,

    Lokavidu
    Knower of the worlds
    le Connaisseur des mondes

    Anuttaro Purisadammasarathi
    the incomparable Charioteer of men to be tamed
    l'incomparable Guide des êtres qui doivent être guidés,

    Sattha Devamanussanam
    Teacher of gods and men
    l'Instructeur des dieux et des humains,

    Buddho Bhagava Ti
    the Enlightened One the Exalted One
    le Bouddha, le Bienheureux.
    Des choses qui découlent d’une cause,
    le Bouddha en a expliqué la cause,
    Et aussi quelle est leur cessation.
    Tout ce qui a la nature d’apparaître a la nature de disparaître.

  6. #6

    DHAMMANUSSATI ou le rappel de l'Enseignement du Bouddha

    le Dhammanussati est l'hommage à l'Enseignement du Bouddha,
    il est en général bon de le réciter quand on commence une méditation après le Buddhanussati,
    car le Bouddha a dit: quand je ne serai plus là, votre Maître sera l'Enseignement ( le Dhamma)
    la méditation sera alors complètement inspirée par le Bouddha et le Dhamma,

    cela sera d'une grande aide, protection et inspiration.

    DHAMMANUSSATI

    Recollection Of The Dhamma
    Le rappel du Dhamma

    Svakkhato Bhagavata Dhammo
    Well expounded is the Teaching of the Exalted One
    Bien exposé est l'enseignement de l'Exalté

    Sanditthiko
    Self evident
    Qui s’énonce clairement

    Akaliko
    timeless / immediate
    Par la pratique immédiate

    Ehipassiko
    (inviting one to) come and see
    Par la preuve du résultat

    Opanayiko
    leading onwards
    Par l’investigation incessante

    Paccattam Veditabbo Viniuhi Ti
    individually to be realized by the wise
    Que le sage réalise seul

    Des choses qui découlent d’une cause,
    le Bouddha en a expliqué la cause,
    Et aussi quelle est leur cessation.
    Tout ce qui a la nature d’apparaître a la nature de disparaître.

  7. #7

    Kathavatthu Sutta

    Kathavatthu Sutta - Topics for Discussion
    translated from the Pali by Thanissaro Bhikkhu © 2005–2013
    traduit de l’anglais par Supanienda.

    Kathavatthu Sutta: Topics for Discussion
    Guide Through The Abhidhamma Pitaka new Edition, A Synopsis Of The Philosophical Collection Of The Theravada Buddhist Canon by Nyanatiloka Mahathera
    Le Kathavatthu Sutta est un des livres de l’Abhidhamma, traité rédigé par Mogalliputa Tissa

    L'Abhidhamma Pitaka (pali ) — littéralement « La corbeille des commentaires », « La doctrine spéciale » ou encore « au-dessus de l'enseignement » — est la section du canon pali, le Tipitaka, consacrée aux exposés psychologiques et philosophiques de l’enseignement du Bouddha.
    Plus précisément, l'Abhidhamma traite de la cosmologie, de l'analyse psychologique, de la classification des phénomènes et de la métaphysique.
    L'approche historique fait penser qu'il a été rédigé après les deux premières corbeilles, contrairement à la vue traditionnelle qui date sa rédaction du premier concile.

    le Sutta

    « Moines, il y a ces trois sujets de discussion. Quels sont ces trois sujets?
    On peut parler du passé, en disant: « Ainsi, il en a été du passé.
    On peut parler du futur, en disant: « Ainsi, il en sera de l'avenir.
    Ou on peut parler du présent, en disant: « Ainsi, il en est maintenant du présent.

    "Moines, c'est par sa manière de participer à une discussion qu'on peut dire d’une personne qu’on peut échanger avec elle ou ne pas échanger avec elle. Si une personne, lorsqu'on lui a posé une question, ne donne pas une réponse claire à une question qui mérite une réponse claire, ne donne pas une réponse détaillée à une question qui mérite une réponse détaillée, ne pose pas une contre-question à une question qui mérite une contre-question, ne mets pas de côté une question qui mérite d'être mise de côté, si c’est le cas - alors on peut éviter d’échanger avec cette personne. Mais si une personne, lorsqu'on lui a posé une question, donne une réponse claire à une question qui appelle une réponse claire, donne une réponse détaillée à une question qui appelle une réponse détaillée, pose une contre-question à une question qui mérite une contre-question, et met de côté une question qui mérite d'être mise de côté, si c’est le cas – alors on peut échanger avec cette personne.

    "Moines, c'est par sa manière de participer à une discussion qu'on peut choisir d’échanger avec une personne ou de ne pas échanger avec cette personne. Si une personne, lorsqu'on lui a posé une question, ne s’ en tient pas à ce qui est possible et impossible, ne s’en tient pas aux hypothèses, ne s’en tient pas aux enseignements connus pour être vrais, ne s’en tient pas à la procédure standard, si c’est le cas – il est préférable de ne pas échanger avec cette personne. Mais si une personne, ayant posé une question, s'en tient à ce qui est possible et impossible, s’en tient aux hypothèses, s’en tient aux enseignements connus pour être vrais, se tient à la procédure standard, alors si c’est le cas – on peut échanger avec cette personne.

    ‘’Moines, c'est par sa manière de participer à une discussion qu'une personne peut être connue comme apte à échanger ou non avec les autres. Si une personne, lorsqu'on lui a demandé une question, se promène d'une chose à une autre, tire la discussion hors sujet, montre la colère et l'aversion et boude, alors si c’est le cas - il s'agit d'une personne inapte à échanger. Mais si une personne, lorsqu'on lui a posé une question, ne change pas de sujet, ne tire pas la discussion hors sujet, ne montre pas de colère ou d'aversion ou ne boude pas, alors si c’est le cas – on peut dire que cette personne peut échanger des paroles.

    "Moines, c'est par sa manière de participer à une discussion qu'une personne peut être connue comme apte à parler ou impropre à parler avec. Si une personne, lorsqu'on lui a posé une question, met en touche l'interlocuteur, l'écrase, le ridiculise, lui montre ses petites erreurs, alors – si c’est le cas - il s'agit d'une personne inapte à parler avec. Mais si une personne, lorsqu'on lui a posé une question, ne botte pas en touche le questionneur, ne l'écrase pas, ne le ridiculise pas, ne lui montre pas ses petites erreurs, alors si c’est le cas - on peut alors souhaiter échanger avec.

    "Moines, c'est par sa manière de participer à une discussion qu'on peut s’approcher d’une personne ou ne pas s’approcher de cette personne. Celui qui écoute s'approche, Celui qui n’écoute pas ne s'approche pas de la discussion. Ceci est une qualité et comprendre permet d’abandonner la qualité ou de la réaliser. En connaissant clairement une qualité, en la comprenant, en l’abandonnant au besoin, ou en la réalisant on obtient la libération. C'est là l'objectif de la discussion, c'est savoir se défendre, c'est savoir se se rapprocher, c'est apprendre à écouter l’autre: au final c’est obtenir la libération de tout attachement à l’esprit.

    Ceux qui discutent de manière colérique, dogmatique, arrogante,
    Ce qui n'est pas la manière des nobles, (les êtres réalisés)
    cherchant à montrer les défauts de l'autre,
    se plaisant à rechercher les lapsus révélateurs,
    à le faire glisser, trébucher, vaincre l’autre,
    Les Nobles ne parlent pas de cette façon.

    Si les gens sages, attendent le bon moment,
    Et parlent alors avec des mots liés à la justice,
    suivent les manières des Nobles:
    C'est ce que les illuminés parlent,
    sans colère ni arrogance,
    avec un esprit calme,
    sans véhémence ni rancune.

    Sans envie, ils parlent avec la connaissance.
    Ils seraient ravis de ce qui est bien dit
    et de ne pas dénigrer ce qui n'y a pas à dénigrer.
    Ils ne cherchent pas les fautes,
    ne s’attaquent pas aux petites erreurs.
    ne rabaissent pas, n’écrasent pas,
    ne parle pas de manière négligente.

    Au titre du savoir,
    dans le but d’inspirer la claire confiance,
    conseillez la vérité:
    Voilà comment les nobles donnent des conseils,
    C'est le conseil des nobles.
    Sachant cela, le sage
    devrait donner des conseils sans arrogance.

    Selon le commentaire, ces qualités sont respectivement la noble vérité de la douleur, la noble vérité de l'origine de la douleur, la noble vérité de la cessation de la douleur, la noble vérité du chemin menant à la cessation de la douleur.

    Dernière édition par supanienda; 19/08/2013 à 18h12
    Des choses qui découlent d’une cause,
    le Bouddha en a expliqué la cause,
    Et aussi quelle est leur cessation.
    Tout ce qui a la nature d’apparaître a la nature de disparaître.

  8. #8

    Le Noble Octuple Chemin (1)

    Le Noble Octuple Chemin

    Le chemin que préconise le Bouddha pour atteindre l'Eveil s'appelle l'Octuple Sentier.
    On le désigne aussi par : la Sainte voie des Huit, l'Octuple Noble Voie ou bien l'Octuple Noble Chemin.
    L'octuple sentier qui est la quatrième des Nobles Vérités est un chemin à huit voies qui sont en interrelation et qui peuvent se diviser en trois groupes :
    Le groupe de la discipline éthique: (1) la parole juste, (2) l'action juste et (3) les moyens d'existence justes.
    Le groupe de la concentration: (4) l'effort juste, (5) l'attention juste et (6) la concentration juste.
    Le groupe de la sagesse: (7) la compréhension juste et (8) la pensée juste.

    La discipline éthique


    1° La parole juste :


    S'abstenir de paroles mensongères, de calomnies, de paroles blessantes et de paroles vaines (bavardage), tels sont les quatre aspects de la parole juste. On pourrait penser que la parole (l'écriture incluse) est moins importante que l'action, puisque ses effets ne sont pas toujours immédiats, cependant, le langage étant un des principaux constituants de notre personne, il conditionne ce que nous devenons, en bien ou en mal.
    Le mensonge, quels qu'en soient ses motifs est illusoire et n'engendre bien souvent, que des situations en équilibre instable qui nuisent au calme intérieur et extérieur.
    La calomnie quant à elle, a pour but de diviser. Elle est le plus souvent motivée par la haine, le désir de vengeance, la jalousie. S'en abstenir c'est ne pas rapporter ici ce que l'on a entendu là-bas.
    La parole blessante est motivée par l'aversion, la colère, le souhait de nuire. Ce peut être une parole violente, insultante ou bien sarcastique.
    La parole vaine est hors de propos, inutile, fantaisiste, immodérée. Elle pollue notre esprit et aussi celui des autres. Mais sans doute faudrait-il inclure la complaisance dans l'écoute de paroles vaines.
    Il faut savoir éteindre la radio, la télé ou l'ordinateur pour favoriser le calme mais cela devient de plus en plus difficile, tant les moyens technologiques utilisés sont de plus en plus séduisants.

    2° L'action juste

    L'action juste est l'abstention d'actes négatifs et non-salutaires exprimés par le corps. Le facteur essentiel est la fonction cognitive de l'abstention, mais puisqu'elle est liée à un acte corporel, on parle d'action juste. Elle comporte plusieurs aspects.
    Le premier est de ne pas prendre la vie intentionnellement. Tous les êtres veulent vivre et la vie est leur bien le plus précieux. Karmiquement, trois facteurs influent sur la lourdeur de l'acte : l'objet, l'intention et l'effort mis en œuvre. En bref : qui est tué, pourquoi et comment.
    L'abstention n'est pas le seul facteur de l'action juste en ce sens que celle-ci comprend un effort dans la compassion, le respect. L'engagement dans l'action juste est la contrepartie pratique de l'intention juste en tant que bonne volonté et non-violence. Le second est de ne pas prendre ce qui n'est pas donné, de ne pas voler ce qui appartient à autrui ou à la communauté. Prendre ce qui n'est pas donné peut avoir la forme du simple vol mais aussi utiliser des formes sournoises comme la fraude, la tromperie, le détournement de biens, la prise de possession qui profite d'une situation.
    A nouveau trois facteurs sont à prendre en compte pour évaluer la gravité : l'objet, la personne volée et la motivation.
    La contrepartie positive de l'abstention de voler est l'honnêteté, le respect du bien d'autrui, le contentement et même la générosité et le don.
    L'abstention de mauvaise conduite sexuelle est le troisième aspect de l'action juste. Il s'agit principalement de protéger les unions maritales, de ne pas abuser des mineurs et de ne pas encourager la prostitution ainsi que les modes de sexualité qui ne respectent pas le partenaire.

    3° Les moyens d'existence justes

    Cela concerne nos moyens de subsistance. Tout ce qui est illégal, violent, frauduleux ou nuisible à autrui est à éviter. En particulier, certaines activités marchandes sont à éviter : Le commerce d'armement, d'êtres sensibles, de viandes, de poisons et d'intoxicants.

    La concentration

    4° L'effort juste

    Traditionnellement il se présente en quatre aspects : éviter et maîtriser les états d'esprit malsains et néfastes, développer et maintenir les états d'esprit sains et fastes.
    - L'effort d'éviter consiste à ne pas laisser nos sens faire apparaître chez nous des états d'esprit malsains et préjudiciables tels que désir ou chagrin. Il s'agit de surveiller ses sens et de les contrôler.
    - L'effort de maîtriser consiste à n'entretenir aucune pensée de convoitise sensuelle (liée aux sens), ni aucun autre état d'esprit malsain qui serait apparu ; il s'agit de les abandonner, les écarter, les détruire et les faire disparaître.
    - L'effort de développer concerne les « facteurs de l'Eveil » c'est-à-dire l'attention ou présence d'esprit, l'examen de la Loi, l'énergie, le ravissement, la tranquillité, le recueillement et l'équanimité.
    - L'effort de maintenir Le sujet maintient les états d'esprit sains qui sont apparus, de façon à ne pas les laisser disparaître pour à les amener à croître, à se développer, à fructifier et à parvenir à la perfection totale de leur développement.

    Des choses qui découlent d’une cause,
    le Bouddha en a expliqué la cause,
    Et aussi quelle est leur cessation.
    Tout ce qui a la nature d’apparaître a la nature de disparaître.

  9. #9

    le Noble Octuple Chemin (2)

    le Noble Octuple Chemin (2)

    5° L'attention juste


    Pour le Bouddha, l'attention juste, c'était la source de l'éveil. Dans un autre sutta qui est venu peu après le sermon de Bénarès, le sutta qu'on appelle le sutta de Satipatthana, sur la pratique de l'attention, il parle des quatre types d'attention juste, et à la fin de ce sûtra, il dit : “Si vous pratiquez cela pendant dix ans, vous ne manquerez pas de réaliser la voie”, et puis “si vous le pratiquez pendant un an, vous ne manquerez pas de réaliser la voie.” Et à la fin, il dit : “Et même si vous ne pratiquez cela qu'une semaine, vous ne manquerez pas de réaliser la voie”, c'est-à-dire vous ne manquerez pas de réaliser l'éveil, et il disait qu'il avait réalisé l'éveil en pratiquant cette attention juste.

    Elle se présente aussi en quatre aspects :
    - L'attention à la respiration est une source d'éveil, de calme, de concentration fondamentale et d'apaisement des émotions. Toute sa vie, le Bouddha a donné une très grande importance à la pratique d'Anapanasati, c'est-à-dire à une totale attention au souffle et cette pratique a beaucoup contribué à sa réalisation de l'éveil.
    - L'attention aux sensations, qu'elles soient agréables, désagréables ou neutres, nous permet de les vivre pleinement afin de pouvoir les traverser de la façon la plus constructive. Si elles sont agréables, ne pas forcément les accepter ni les rejeter si elles ne le sont pas.
    - L'attention aux émotions permet de prendre conscience rapidement de nos états d'esprit et notamment de ceux qui sont particulièrement perturbateurs comme la colère ou l'impulsivité. Le cas échéant, cette attention nous amène à prendre rapidement les mesures conservatrices qui s'imposent tel le retour au calme mental et à la concentration.
    - L'attention aux objets mentaux concerne en gros toutes nos pensées et c'est évidemment un domaine très vaste qui inclut aussi les pensées qui concernent les « Quatre Nobles Vérités ». Cette attention permet entre autre de ne pas s'attacher forcément aux pensées agréables ni de se détacher de celles qui ne le sont pas.

    6° La concentration juste

    Nous abordons ici la pratique de la méditation dont le but est d'arriver à la stabilisation méditative et elle comporte quatre étapes :
    La première est celle pendant laquelle nous chassons de notre esprit toutes les pollutions, toutes les émotions négatives que nous avons subis comme l'avidité, le désir, la haine, nous mettons tout cela de côté et nous nous asseyons en zazen. Ne doit subsister ni agitation, ni somnolence, rien qui ne puisse nous troubler mais durant cette étape subsiste encore tout ce qui est de l'ordre de la réflexion, de l'observation, de la compréhension, de la pensée.

    Dans la deuxième étape, nous laissons tomber tout ce qui est cogitations, tout ce qui est de l'ordre de la conscience personnelle, du mental qui réfléchit. Et c'est cela qui est effectif dans la pratique de la méditation. Nous ne sommes pas en train de réfléchir, de cogiter, de méditer au sens traditionnel du terme. Nous laissons passer les pensées comme des nuages dans le ciel ; sans nous y attacher, nous les traversons.

    Au cours de la troisième étape, nous traversons ce qui est de l'ordre des émotions plus subtiles comme la joie d'être là assis, d'avoir réussi à se libérer des émotions les plus négatives, de l'agitation, etc. Nous arrivons souvent à un état de relative sérénité, de calme qui déclenche une joie d'être dans la pratique, et cette joie- là, le Bouddha disait qu'il fallait aussi la traverser, parce que si nous nous accrochons à la joie de la pratique, alors ce sera une pratique qui va rester limitée à cela, c'est-à-dire que nous allons être tout le temps en train de rechercher cette joie de la pratique.

    Enfin, la quatrième étape que l'on traverse également sans s'y arrêter, c'est le bonheur de la pratique. Même si le Bonheur représente une certaine stabilité, nous devons le traverser sinon notre pratique sera limitée. Finalement nous aboutissons à un état d'équanimité, c'est-à-dire de grand calme intérieur, de sérénité, qui n'est perturbé ni par les émotions négatives de colère, de haine, de jalousie, d'impatience, ni par la joie ou le bonheur auxquels nous risquons de nous attacher et qui risquent de limiter notre pratique.

    La Sagesse

    7° La compréhension juste

    Elle consiste à appréhender la vie, l'existence, à la manière du Bouddha c'est-à-dire avec ses souffrances et leurs causes, mais aussi avec la résolution possible de ces souffrances par la compréhension de la méthode, la voie, pour y parvenir. C'est cela que l'on entend par compréhension juste.
    La compréhension juste passe avant tout par la compréhension de soi mais il ne s'agit ni de psychanalyse, ni de psychothérapie car cette compréhension-là demeure trop relative et limitée. La compréhension juste inclut obligatoirement la compréhension de nos illusions et de la voie qui permet de s'en libérer ainsi que de la vérité ultime de la vacuité.

    8° La pensée juste

    Le terme « pensée », traduction de « sankara » qui décrit cette voie du Sentier Octuple, pourrait aussi être traduit par « représentation » ou « motivation », selon les aspects sur lesquels on souhaite insister.
    La pensée juste est un acte mental qui, devant un phénomène, conduit à agir de façon adéquate. Soit le phénomène n'est pas reconnu pour ce qu'il est et on le subit, on réagit, passivement, en se laissant emporter par les « flux mentaux » conditionnés, les habitudes mentales égotiques : l'avidité, l'appétit sensuel, la haine et la malveillance, la colère ou la cruauté, autrement dit toutes les « passions » qui nous asservissent. Soit le phénomène est vu « justement » et l'esprit s'oriente alors vers l'abstention ou la maîtrise du nuisible (papa), ou vers le maintien et le développement de l'efficace (kusala), autrement dit dans la pratique du Chemin.
    Il s'agit donc d'un acte de représentation mentale, d'analyse et, en même temps, de décision, de motivation, d'orientation de l'esprit vers la maîtrise et le développement - vers « l'agir juste », mental, verbal et physique.

    Là où la compréhension juste connaît l'impermanence d'un phénomène, la motivation juste crée l'espace mental libre des conditionnements antérieurs, débarrassé des Trois Poisons (avidité, aversion et égarement), ce qui permettra d'agir avec justesse, en fonction des conditions. Dans l'instant où naît une juste représentation mentale du phénomène, apparaît aussi la juste « motivation », celle qui entend agir en vue de parvenir à l'Eveil.

    Source : La vie du Bouddha et les fondement du bouddhisme

  10. #10

    L’éveil du Bouddha ( wikipédia )

    L’éveil du Bouddha ( wikipédia )

    Découverte de la souffrance

    À 29 ans, alors qu'il se promène hors de l'enceinte du palais, il découvre la souffrance endémique de son peuple qui lui avait été cachée jusqu'alors et le fossé qui la sépare du luxe de sa vie aristocratique.
    Quatre rencontres changent sa vie : un vieillard lui fait prendre conscience de la souffrance du temps qui passe et de la déchéance du corps vieillissant ; un malade lui apprend que le corps souffre aussi indépendamment du temps et un cadavre que l'on menait au bûcher lui révèle la mort dans tout son caractère sordide. Enfin, un ermite lui montre ce que peut être la sagesse. Selon diverses sources du canon, après la première rencontre, il fait part de son étonnement à son cocher Channa, qui l’emmène hors du palais où il découvre les autres signes et prend pleine conscience de l’ubiquité de la souffrance.

    Renonciation et ascétisme


    Il rejette alors titre et palais, c’est « la grande renonciation » (abhiniskramana). Selon la tradition palie, c’est une nuit de pleine lune du mois d’asalha qu’il quitte Kapilavatu sur son cheval Kanthaka accompagné de son cocher Channa, les quatre gardiens célestes étouffant le galop et le hennissement du cheval pour que personne ne s’aperçoive de rien. Il commence alors une vie d'ascèse, suivant les enseignements de plusieurs ermites renonçants (sannyasin ou saddhu), et entreprend des pratiques méditatives austères.

    Le Bouddha fut influencé par les concepts de son époque et de son temps. Il eut pour maître le brahman Arada Kalama, mais ce qu'il apprit – maîtriser le septième dhyana, la sphère du néant – ne lui sembla pas suffisant. Il se rendit à Rajagriha et prit comme second maître Udraka Ramaputra, qui lui enseigna le huitième dhyana, la sphère de ni perception ni non-perception. Là encore, le Bouddha estima ne pas avoir trouvé la voie vers le nirvana.

    Pendant six ans, il pratiqua les austérités avec cinq autres ascètes méditants, dont Kondana qui l’avait identifié comme futur bouddha à sa naissance. Affaibli par son abstinence, il faillit un jour se noyer durant un bain. Constatant que ces pratiques ne l'avaient pas mené à une plus grande compréhension du monde, il décida de trouver une autre voie. Il se remémora alors l’épisode passé où il avait atteint le premier jhana ( état extatique) sous un jambu.

    Il décida alors de délaisser les austérités extrêmes et de se concentrer sur la méditation, traçant la voie moyenne qui consiste à nier les excès, comparable au « rien de trop » delphique : refuser le laxisme comme l'austérité excessive.
    Ses compagnons pensèrent qu'il délaissait la pratique et l’abandonnèrent.

    Éveil


    Le succès de sa voie est le plus souvent narré de façon synthétique : dans la même journée, méditant sous un banyan à Uruvela près de Bodhgaya, il met fin à ses mortifications en acceptant un bol de riz au lait des mains de la villageoise Sujata, puis après un bain rituel et une après-midi de méditation dans un bois de sals, va s’asseoir sous un pipal et fait le vœu de ne pas bouger de cette place avant d'avoir atteint la vérité ultime.

    Plusieurs versions légendaires racontent comment Mara, démon de la mort et des passions, effrayé du pouvoir que le Bouddha allait obtenir contre lui, tente de le sortir de sa méditation en lançant contre lui des hordes de démons effrayants. En vain : c'est avec le geste souvent représenté dans l'iconographie de « prise de la terre à témoin » de ses mérites passés bhumisparshamudra ) que Siddhartha les repousse, niant simplement les présences démoniaques sans les combattre, en toute sérénité. Il peut ainsi poursuivre sa nuit de méditation et accède à l'éveil à l’aube. Les quatre à sept semaines suivantes, selon les versions, voient le retour sporadique de Mara et de ses filles séductrices, toujours sans effet. Le Bouddha médite dans différents endroits, dont un abri constitué par le corps du roi naga Muchalinda.



 

 

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