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  1. #1

    Un peu de Baghavadh Gita

    Je vous mets un petit extrait de la Baghavad Gita, le texte religieux hindou le plus sacré où Krishna enseigne à son cousin Arjuna le détachement par la méditation, la voie des Yogas. L'histoire se trouve dans le Mahabhârata, au moyen où la guerre s'apprête à commencer. Arjuna, paralysé par la conscience de ce qui va se passer, une lutte fratricide dans laquelle il risque de tuer ceux qu'il aime le plus, décide de ne pas combattre.
    Son cousin, Krishna, lui révélant sa divinité - puisqu'il est Vishnou - lui enseigne le Yoga ancestral, la maîtrise de soi, le sens du devoir, que la mort n'est pas la fin de toutes choses et toutes ces choses qui continuent de nous inspirer.
    On est au chapitre II et j'ai sélectionné cet extrait pour son rapport direct avec la méditation :

    47 Sois attentif à l’accomplissement des œuvres, jamais à leurs fruits ; ne fais pas l’œuvre pour le fruit qu’elle procure, mais ne cherche pas à éviter l’œuvre.

    48 Constant dans l’Union mystique, accomplis l’œuvre et chasse le désir ; sois égal aux succès et aux revers ; l’Union, c’est l’égalité d’âme.

    49 L’œuvre est bien inférieure à cette Union spirituelle. Cherche ton refuge dans la raison ! Malheureux ceux qui aspirent à la récompense.

    50 L’homme qui reste uni à la raison se dégage ici-bas et des bonnes et des mauvaises œuvres : applique-toi donc à l’Union mystique : elle rend les œuvres heureuses.

    51 Les hommes d’intelligence qui se livrent à la méditation, et qui ont rejeté le fruit des œuvres, échappent au lien des générations et vont au séjour du salut.

    52 Quand ta raison aura franchi les régions obscures de l’erreur, alors tu parviendras au dédain des controverses passées et futures ;

    53 Quand, détournée de ces enseignements, ta raison demeurera inébranlable et ferme dans la contemplation, alors tu atteindras l’Union spirituelle. »

    Arjuna.

    54 « Quelle est, ô prince chevelu, la marque d’un homme ferme dans la sagesse et ferme dans la contemplation ? Comment est-il immobile dans sa pensée, quand il parle, quand il se repose, quand il agit ? »

    Le Bienheureux.

    55 « Fils de Prithâ, quand il renonce à tous les désirs qui pénètrent les cœurs, quand il est heureux avec lui-même, alors il est dit ferme en la sagesse.

    56 Quand il est inébranlable dans les revers, exempt de joie dans les succès, quand il a chassé les amours, les terreurs, la colère, il est dit alors solitaire ferme en la sagesse.

    57 Si d’aucun point il n’est affecté ni des biens ni des maux, s’il ne se réjouit ni ne se fâche, en lui la sagesse est affermie.

    58 Si, comme la tortue retire à elle tous ses membres, il soustrait ses sens aux objets sensibles, en lui la sagesse est affermie.

    59 Les objets se retirent devant l’homme abstinent ; les affections de l’âme se retirent en présence de celui qui les a quittées.

    60 Quelquefois pourtant, fils de Kuntî, les sens fougueux entraînent par force l’âme du sage le mieux dompté :

    61 Qu’après les avoir dominés il se tienne assis, l’esprit fixé sur moi ; car, quand il est maître de ses sens, en lui la sagesse est affermie.

    62 Dans l’homme qui contemple les objets des sens, naît un penchant vers eux ; de ce penchant naît le désir ; du désir, l’appétit violent ;

    63 De cet appétit, le trouble de la pensée ; de ce trouble, la divagation de la mémoire ; de la ruine de la mémoire, la perte de la raison ; et par cette perte, il est perdu.

    64 Mais si un homme aborde les objets sensibles, ayant les sens dégagés des amours et des haines et docilement soumis à son obéissance, il marche vers la sérénité.

    65 De la sérénité naît en lui l’éloignement de toutes les peines ; et quand son âme est sereine, sa raison est bientôt affermie.

    66 L’homme qui ne pratique pas l’union divine n’a pas de raison et ne peut méditer ; celui qui ne médite pas est privé de calme ; privé de calme, d’où lui viendra le bonheur ?

    67 Car celui qui livre son âme aux égarements des sens voit bientôt son intelligence emportée, comme un navire par le vent sur les eaux.

    68 Ainsi donc, héros au grand char, c’est en celui dont les sens sont fermés de toute part aux objets sensibles, que la sagesse est affermie.

    69 Ce qui est nuit pour tous les êtres est un jour où veille l’homme qui s’est dompté ; et ce qui est veille pour eux n’est que nuit pour le clairvoyant solitaire.

    70 Dans l’invariable Océan qui se remplit toujours viennent se perdre les eaux : ainsi l’homme en qui se perdent tous les désirs obtient la paix mais non l’homme livré aux désirs.

    71 Qu’un homme, les ayant tous chassés, marche sans désirs, sans cupidité, sans orgueil ; il marche à la paix.

    72 Voilà, fils de Prithâ, la halte divine : l’âme qui l’a atteinte n’a plus de troubles ; et celui qui s’y tient jusqu’au dernier jour va s’éteindre en Dieu. »

  2. #2

    désir et ignorance = souffrance

    très intéressant tout cela..
    on retrouve exactement tout cela dans le Bouddhisme du Bouddha originel
    pour passer les obstacles majeurs du désir et de l'ignorance:

    1. les désir ( tanha) des sens ( les 6 sens dont le mental)
    et l'ignorance - avijja- ( vues erronées des choses)
    sont à l'origine de toutes nos souffrances.

    54. un homme ferme dans la sagesse et ferme dans la contemplation
    cela à lui seul définit l'utilité des 2 méditations du Bouddha:

    Samatha est la méditation de la contemplation
    et permet d'obtenir le calme,
    avec Anapanasati l'attention à l'objet respiration..

    Vipassana est la méditation
    qui permet d'obtenir la sagesse à partir de la raison,
    le raisonnement, le discernement ( viveka) en sont les piliers mais aussi l'attention vigilante.

    de façon + générale, le chemin du Bouddha est la culture de Sila ( la vertu),
    de Samadhi ( la concentration), et Pania ( la sagesse) vient comme la cerise sur le gateau.

    voilà.. je crois qu'on se comprend Mangala,
    l'aspect du Non-Sois sera traité + tard..
    bonne méditation,
    avec metta ( bienveillance)

    je mets en pièce jointe 1 illustration sur l'Ignorance et ses conséquences,
    et 1 illustration sur les désirs et leur conséquence-> les renaissances infinies,
    qui rejoignent et résument tes versets.
    Des choses qui découlent d’une cause,
    le Bouddha en a expliqué la cause,
    Et aussi quelle est leur cessation.
    Tout ce qui a la nature d’apparaître a la nature de disparaître.

  3. #3
    Member
    Inscrit
    août 2013
    Lieu
    Quart Sud Est de la France, un village en campagne
    Messages
    75
    Merci Supa...tout ceci est beaucoup plus clair...Mais néanmoins, il me faudra prendre du temps pour l'assimiler

  4. #4
    Bonjour,


    J'ai lu l'année dernière la Bhagavad Gita telle qu'elle est.

    Il y a une chose que j'ai du mal à comprendre. Ce livre est profondément et absolument monothéiste, hors il me semble que l'Hindouisme est polythéiste.

    Je ne comprends pas...

 

 

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