Facteurs biologiques, psychologiques ou liés à l’environnement social ou familial : les causes de la dépression sont encore mal connues. Si les traitements tentent de prendre en compte ces multiples dimensions, il n’y a jamais de solution miracle...

L’essentiel : trouver l’équilibre qui nous convienne et nous redonne progressivement le sourire.

Les différentes classes d’antidépresseurs

Il existe plusieurs familles de médicaments, et une trentaine d’antidépresseurs sont aujourd’hui disponibles sur le marché. Ils agissent, chacun selon son mécanisme, sur une ou plusieurs substances impliquées dans la transmission entre les cellules nerveuses du cerveau. Ces substances sont la sérotonine, la noradrénaline et la dopamine, dont les déséquilibres influencent l’humeur. En fonction de chaque situation et de la tolérance au traitement, le médecin choisit le médicament qui allie le mécanisme d’action le plus adéquat et les effets indésirables les moins gênants.
Les psychothérapies

Elles reposent sur l’écoute du patient, sur la bienveillance, et sur l’absence de jugement du thérapeute. Elles permettent de gérer la maladie, voire d’en venir à bout, et de réduire les symptômes. Plusieurs séances sont nécessaires, en fonction du patient et de la sévérité de la dépression. Quand on s’engage dans une psychothérapie, la démarche va au-delà des échanges verbaux. Les psychiatres et les psychologues aptes à assurer cette prise en charge proposent un cadre particulier et des modes d’intervention différents : reformulation des problèmes exposés, interprétations, exercices individuels.
Le psychiatre ou le psychologue peut compléter son traitement par la prescription d’une activité physique régulière, voire de coaching sportif. La nutrition est essentielle, en réservant une large place aux oméga-3.
Si vous avez l’impression de ne pas pouvoir sortir tout seul de votre sensation de profond malaise, c’est peut-être aussi le moment d’entreprendre une psychanalyse, parallèlement au traitement médicamenteux prescrit par votre psychiatre. Il s’agit là d’une démarche sur le long terme, qui demande un investissement particulier – personnel et financier.


Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC)

Selon le cas, une thérapie cognitivo-comportementale (TCC) peut être envisagée, avec ou sans antidépresseurs. L’objectif du thérapeute est d’analyser les situations ou les symptômes qui accompagnent la dépression. Il repère ainsi les pensées et automatismes dévalorisants comme l’angoisse, les phobies. En s’appuyant sur une grille d’analyse, le patient travaille tous les sentiments négatifs qui l’assaillent. Le thérapeute lui fixe des tâches progressives pour voir la situation autrement, et s’en libérer peu à peu.
Au fur et à mesure des séances, le patient cerne de mieux en mieux les problèmes sur lesquels il agit directement. Les TCC permettent des progrès rapides, qui renforcent la personnalité et rendent moins sensibles aux accès dépressifs.

Les autres thérapies


La dépression saisonnière, attribuée au manque de lumière en hiver, est une manifestation dépressive classée à part, sur laquelle la luminothérapie agit de manière certaine. Elle améliore l’état du patient, mais reste moins efficace qu’une psychothérapie.
D’autres modes d’intervention sont parfois nécessaires quand il s’agit de déprimes profondes. Ainsi, l’hospitalisation est parfois souhaitable pour soustraire l’individu à son environnement et le prendre en charge globalement. Dans certains cas de dépression sévère, l’électro-convulsivothérapie est prescrite. Les électrochocs sous anesthésie générale, pratiqués pendant un laps de temps très court, agissent efficacement sur le cerveau.

Le millepertuis


Le millepertuis est une plante aux propriétés antidépressives. Vendu sans ordonnance, elle est susceptible d’inter-agir avec d’autres traitements. L’automédication n’est donc pas recommandée. Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien pour intégrer ce traitement dephytothérapie dans une prise en charge bien codifiée.